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11 Juillet 2012
Au nom de la liberté d'accès aux voies publiques, l'association GEM Ré demande l'abandon de l'écotaxe pour Ré. La CGT bataille à ses côtés.
Ç'a commencé avec les motards et maintenant, la CGT s'en mêle. Mercredi à La Rochelle, l'association GEM Ré (Gratuité pour les engins motorisés vers l'île de Ré) et le syndicat de salariés tenaient une réunion commune dans la salle de l'Oratoire, moins agitée que lors des récentes soirées électorales. Une soixantaine de personnes y ont tout d'abord écouté Jean-Marc Jücker. Coordinateur des Motards en colère 17, celui-ci et ses copains bikers ont eu la mauvaise surprise de découvrir au début de l'année qu'ils devaient dorénavant débourser 3 euros (au lieu de 2 euros jusqu'alors) en toutes saisons pour se rendre dans l'île de Ré. «Nous pensions au contraire que le pont étant enfin payé, il n'y aurait plus de péage.» C'était compter sans l'écotaxe dont s'acquittent tous les utilisateurs du pont non-résidents de l'île, sauf les piétons et cyclistes qui ne contribuent pas aux lâchers de gaz d'échappement sur Ré la Blanche. Après des contacts infructueux auprès du conseil général de Charente-Maritime, gestionnaire du pont, les motards ont décidé d'élargir la lutte à tous les engins motorisés. «Tout le monde doit pouvoir entrer gratuitement dans l'île de Ré, au nom de la liberté républicaine de circuler», argumente Jean-Marc Jücker.
Source : La Charente Libre